Dans un site industriel, une partie importante des déplacements réalisés chaque jour ne crée pas directement de valeur.Acheminer un outil jusqu’à une machine, transporter une pièce entre deux îlots de production, envoyer une pièce au contrôle qualité ou récupérer un colis à la réception sont pourtant des tâches indispensables.Pris individuellement, ces trajets paraissent anodins. Mais lorsqu’ils sont répétés plusieurs dizaines de fois par jour, ils finissent par représenter un temps important pour les équipes.C’est précisément ce type de flux que MECAPREC a choisi d’automatiser avec ROC-E, l’assistant robotique mobile développé par Rob’Occ.
En 1 an :
4127missions
690,84km évités
PRÈS DE 3 MOIS DE TEMPS OPÉRATEUR RÉALLOUÉ
Les déplacements internes, un coût souvent invisible dans l’industrie
MECAPREC est spécialisée dans l’usinage de pièces techniques et est implantée à Lavelanet, en Ariège.
Sur son site, les équipes doivent quotidiennement gérer différents flux : acheminement des outils depuis le magasin vers les machines, transport de pièces entre les îlots de production, envoi vers le contrôle qualité ou encore récupération de colis à la réception.
Avant le déploiement de ROC-E, les livraisons d’outils étaient réalisées manuellement par le personnel du magasin outils.
Ces déplacements étaient indispensables à la continuité de la production, mais mobilisaient du temps humain sur des tâches de transport interne.
Le problème n’était donc pas un trajet en particulier, c’était leur répétition.
Quelques minutes de marche peuvent sembler négligeables. Répétées plusieurs milliers de fois dans l’année, elles représentent au contraire un volume significatif de temps opérateur.
Automatiser sans transformer toute l’usine
MECAPREC ne cherchait pas à lancer un projet robotique lourd.
L’objectif était beaucoup plus simple : automatiser des flux internes fréquents sans désorganiser le fonctionnement existant du site.
L’entreprise recherchait notamment une solution française capable de fonctionner sans Wi-Fi, sans 5G, sans modification du système informatique et sans changement d’infrastructure.
C’est un point important dans l’automatisation des flux internes.
Lorsqu’un flux est simple, le coût et la complexité de son automatisation ne doivent pas devenir supérieurs au problème que l’on cherche à résoudre.
L’enjeu est donc de pouvoir intégrer la robotique directement dans l’environnement existant, plutôt que d’imposer une transformation du site pour accueillir le robot.
Un même robot pour plusieurs flux internes
Chez MECAPREC, ROC-E a été intégré au fonctionnement du magasin outils.
• transport d’outils vers les machines ;
• transport de pièces vers le test et le contrôle qualité ;
• transfert de pièces entre les îlots de production ;
• récupération de colis depuis la réception.
L’intérêt est de pouvoir utiliser un même robot sur plusieurs flux quotidiens, plutôt que de l’affecter à un trajet unique.
Les équipes peuvent appeler ROC-E depuis des boutons positionnés sur le site. Le robot prend ensuite en charge la mission et circule entre le magasin, les machines, les îlots, la réception et le contrôle qualité.
Une mise en service réalisée en une journée
La mise en service, la formation et le démarrage opérationnel de ROC-E ont été réalisés en une journée.
Le projet n’a nécessité ni interruption de production ni transformation importante de l’organisation existante.
Le robot fonctionne par ailleurs chez MECAPREC sans infrastructure informatique supplémentaire et hors réseau.
Cette rapidité permet de passer rapidement de l’hypothèse au terrain : le robot commence à réaliser des missions et l’entreprise peut mesurer directement son utilité.

4 127 missions automatisées sur une année
C’est cependant sur la durée que l’intérêt des petits flux répétitifs devient le plus visible.
Après une année d’exploitation chez MECAPREC :
• 4 127 missions ont été automatisées.
• 690,84 km de déplacements ont été évités aux équipes.
• L’équivalent de près de trois mois de temps opérateur a été réalloué à des activités de production.
Le cas MECAPREC montre ainsi qu’un flux interne n’a pas besoin d’être complexe pour présenter un intérêt économique.
Il doit avant tout être fréquent et répétitif.
Un trajet de quelques dizaines de mètres peut sembler trop faible pour justifier une automatisation. Mais lorsqu’il est effectué plusieurs milliers de fois dans l’année, l’équation change complètement.
Réduire les déplacements plutôt que remplacer les opérateurs
Chez MECAPREC, ROC-E ne remplace pas le métier des collaborateurs.
Le robot prend uniquement en charge les déplacements nécessaires au transport des outils, pièces ou colis.
Les équipes peuvent ainsi consacrer davantage de temps à la production, à la préparation ou au suivi des opérations.
Cette logique d’assistance a également favorisé l’adoption de la solution.
Le retour terrain indique notamment une bonne acceptation par les collaborateurs les plus seniors, qui ont rapidement identifié l’intérêt de limiter les déplacements répétitifs.
Quels flux industriels faut-il automatiser en priorité ?
Le cas MECAPREC fournit finalement une méthode assez simple pour identifier les premiers flux pertinents.
Il faut rechercher les trajets qui cumulent trois caractéristiques :
• ils sont fréquents
• ils sont répétitifs
• ils mobilisent un collaborateur principalement pour transporter quelque chose.
Il n’est donc pas nécessaire de commencer par le flux le plus spectaculaire ou le plus complexe.
Dans beaucoup d’usines, le potentiel se trouve plutôt dans l’accumulation de petits déplacements quotidiens que personne ne mesure réellement.
Chez MECAPREC, c’est précisément la répétition de ces missions qui a généré l’impact : plus de 4 000 transports automatisés en un an.
Une robotique mobile directement opérationnelle
Le retour d’expérience MECAPREC montre qu’un projet de robotique mobile peut partir d’un besoin extrêmement simple : éviter aux collaborateurs de parcourir quotidiennement l’usine pour transporter des outils ou des pièces.
Le déploiement de ROC-E a permis de réduire les déplacements répétitifs, de réallouer du temps vers la production et d’améliorer la continuité des flux internes, sans transformation lourde du site.
C’est précisément le positionnement de Rob’Occ : une robotique mobile pensée comme un outil opérationnel, capable de s’intégrer rapidement dans un environnement industriel existant.

