Dans l’industrie, automatiser un flux ne devrait pas créer une nouvelle dépendance critique.
Pourtant, de nombreuses solutions robotiques mobiles s’appuient aujourd’hui sur une infrastructure réseau, des services cloud ou des systèmes tiers pour fonctionner, être supervisées ou maintenues.
Cela pose une question simple : que se passe-t-il lorsque cette infrastructure devient indisponible ou compromise ?

Chez Rob’Occ, nous avons fait un choix différent dès la conception de ROC-E : permettre au robot de fonctionner sans dépendance à une connexion Internet, à un cloud ou à une infrastructure réseau externe.

Ce choix ne signifie pas qu’un robot offline est, par définition, invulnérable. La cybersécurité ne se résume jamais à un seul mécanisme.
En revanche, supprimer une connexion qui n’est pas nécessaire permet de supprimer avec elle toute une catégorie de vecteurs d’attaque.

Réduire la surface d’attaque dès l’architecture

En cybersécurité, la surface d’attaque correspond à l’ensemble des points par lesquels un système peut potentiellement être compromis : connexions réseau, services exposés, logiciels accessibles, interfaces externes ou dépendances tierces.

Plus un système communique vers l’extérieur, plus cette surface doit être surveillée, sécurisée et maintenue.

L’approche de ROC-E consiste donc à agir en amont.

Le robot peut fonctionner entièrement hors ligne. Sa mission ne dépend pas d’une connexion Internet ou d’un cloud distant. Certains robots ROC-E sont d’ailleurs exploités quotidiennement sans jamais être connectés.

L’objectif n’est pas de considérer l’offline comme une protection absolue, mais comme un choix d’architecture permettant de supprimer des vecteurs d’attaque à distance qui n’ont tout simplement pas besoin d’exister.

Une cybersécurité qui ne se limite pas à l’absence de connexion

Une architecture hors ligne ne dispense évidemment pas de sécuriser le reste du système.

La cybersécurité du ROC-E repose également sur la maîtrise de sa chaîne logicielle. ROB’OCC développe et contrôle les composants logiciels du système, maintient régulièrement son image système et utilise des mécanismes cryptographiques pour protéger ses systèmes.

L’architecture a également fait l’objet de tests d’intrusion réalisés par des équipes spécialisées.

Cette approche permet d’éviter qu’une brique critique dépende entièrement du calendrier, de l’infrastructure ou de la capacité d’intervention d’un fournisseur tiers.

La logique est donc celle d’une sécurité dès la conception : réduire les points d’exposition, maîtriser les composants critiques et conserver la capacité de corriger les vulnérabilités.

Moins de dépendances externes, plus de maîtrise

La cybersécurité industrielle ne concerne pas uniquement le risque d’intrusion.

Elle concerne également la maîtrise opérationnelle du système.

Une plateforme robotique dépendante d’un cloud, d’un serveur distant ou d’une infrastructure réseau externe introduit mécaniquement de nouveaux éléments dans la chaîne de fonctionnement.

Une interruption de service, une panne réseau, une modification d’API ou un incident chez un prestataire peuvent alors avoir des conséquences sur l’exploitation.

Avec ROC-E, la mission robotique reste indépendante du réseau. Le robot fonctionne aussi bien connecté que hors ligne, sans que son activité dépende de la disponibilité d’une infrastructure externe.

Cette indépendance contribue à trois enjeux particulièrement importants dans l’industrie :

  • réduire la surface d’attaque ;
  • limiter les dépendances à des systèmes tiers ;
  • préserver la continuité opérationnelle en cas d’incident réseau ou informatique.

Cybersécurité et continuité de production sont étroitement liées

Une cyberattaque n’a pas nécessairement besoin de compromettre directement un robot pour perturber une ligne de production.

Si le fonctionnement d’un équipement dépend d’un réseau, d’un serveur ou d’un service distant devenu indisponible, cette dépendance peut suffire à provoquer une interruption.

C’est pourquoi la cybersécurité d’un système industriel doit aussi être pensée en termes de résilience.

Un équipement capable de poursuivre sa mission indépendamment de la disponibilité du réseau limite les conséquences opérationnelles d’un incident touchant l’infrastructure informatique du site.

Pour une usine, la question n’est donc pas seulement : « le robot est-il sécurisé ? » mais :

« De quoi le robot a-t-il besoin pour continuer à fonctionner ? »

NIS2 et Cyber Resilience Act : la cybersécurité devient une exigence structurelle

Le cadre réglementaire européen renforce progressivement les obligations liées à la cybersécurité.

La directive NIS2 pousse notamment les organisations concernées à mieux maîtriser leurs risques numériques et ceux de leur chaîne d’approvisionnement.

De son côté, le Cyber Resilience Act impose progressivement aux fabricants de produits comportant des éléments numériques de prendre en compte la cybersécurité dès la conception, de gérer les vulnérabilités et de documenter les composants logiciels.

L’architecture du ROC-E a été pensée dans cette logique. Elle est alignée avec les principes de sécurité dès la conception et ROB’OCC a déjà anticipé plusieurs exigences du CRA, notamment la gestion des vulnérabilités, le suivi des composants logiciels via une SBOM et le maintien du produit dans le temps.

L’enjeu n’est donc plus seulement d’ajouter des protections à un produit existant.

Il s’agit de concevoir dès le départ une architecture qui limite les dépendances et les surfaces d’exposition inutiles.

Parce qu’en cybersécurité industrielle, la surface d’attaque la plus simple à protéger reste celle que l’on a choisi de ne pas créer.


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